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mardi 13 février 2024

Fascinants Centaures...

Livres

Évoquer les Centaures, en voilà une (drôle et bonne) idée !

Chacun de nous, à l'évocation des centaures, pensera bien entendu à la mythologie. Pourtant, tout au long des siècles, même lorsque que les croyances liées à la mythologie se sont estompées, ces créatures continuèrent à illustrer des œuvres multiples et variées. Mais, plus encore, à représenter par leur aspect hybride, une dualité chez l'homme...

Commençons par le début, en l’occurrence la genèse, la création du centaure.

Centaure est un descendant d'Ixion, celui-là même qui eut une relation intime avec la déesse Héra. Enfin avec un nuage qui ressemblait à Héra, car derrière cette création, on retrouve la main du dieu des dieux, Zeus. Néphélé, une nuée avait revêtu la forme d'Héra

La représentation populaire montre ces créatures vivant dans les forêts de Thessalie comme étant, donc, ce mélange mi-homme, mi-cheval. Toutefois, la race des centaures est plus diversifiée, en l'occurrence ne se limitant pas à ce corps à moitié cheval.

Dans l'ouvrage "Centaures et centauresses" (Actes Sud, 23€), Alexandre Blaineau revient sur ces êtres fantastiques. Pour se faire, et sous sa direction, de nombreuses plumes se sont penchées sur le sujet.

Derrière l’image, derrière le narratif mythologique, que représente le centaure ? Pourquoi (et comment) cette figure atypique fut reprise par des figures aussi divers que Dante, César ou Shakespeare ? Plus encore, que symbolise ce corps hybride au regard de nos sociétés ?

Les auteurs posent ainsi un regard critique, passionné, culturel, interrogatif sur cette figure.

Plus encore, les auteurs en reprenant la figure du centaure mentionnée, illustrée, dans des œuvres diverses, soulignent en quoi cette opposition morphologique, humain et animal, interroge sur sa nature et son contenu.

Si l’homme est aussi considéré comme un animal, le centaure est l’opposé de la figure humaine simple. Le premier étant une représentation sauvage du second. Le premier, encore, ayant des instincts primaires au regard de la figure humaine dite civilisée.

Et encore sur ce dernier point, une interrogation confrontant puisqu’à son niveau, le centaure est lui même organisée en civilisation.

On comprendra de fait que l’auteur veille tout au long de l’ouvrage à souligner parallélismes et oppositions entre les deux figures.

L’un avec l’autre, l’un contre l’autre, l’un sans l’autre mais à jamais source inspirante et signifiante de l’animalité humaine. Des parallélismes et oppositions regroupés en une même figure mais, bien au delà, le lien unique unissant l'homme à un animal adoré, admiré, le cheval.

Passionnant, on vous dit.



(c) Pierre Sinanian/Mi.ian Galery. Fev 24

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