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« Les histoires d'a-
Les histoires d'am-
Les histoires d'amour finissent mal
Les histoires d'amour finissent mal en général
Les histoires d'amour finissent mal en général » entonnent les Rita Mitsouko…
Et Eva Ionesco, dans un tout autre style, nettement plus grave, peut sans pousser la chansonnette le confirmer…
Son dernier livre « La bague au doigt », est un livre coup de poing, coup de force, coup de sang qui évoque aussi ce qui fut coup de coeur.
Ce livre au parfum de souffre est intense, entier, passionnel,sulfureux…
Tout comme l’est - était - la relation entre Simon Liberati et Eva Ionesco…
Couple mondain, plébiscité par le Tout -Paris… Lui est homme de lettres, elle cinéaste et actrice. Deux êtres dans lumière et plus encore dans l’ombre…
Cette lumière, c’est la visibilité de leur couple dans les soirées parisiennes, les récompenses, flashs des photographes…
L’ombre, c’est tout le reste. Cette force qui capte, inonde, capture leur âme.
D’ailleurs, c’est la noirceur de l’âme qui leur permet de créer. Et comme souvent avec la noirceur, de manière frénétique, elle a besoin d’aller toujours plus loin, plus profondément.
Tels deux êtres de l’ombre, Ionesco et Liberati se vampirisent… Et en même temps, s’inspirent.
L’un récupère les souvenirs de la seconde pour en faire l’héroïne de son livre et récolter des lauriers.
La seconde s’empare à son tour de l’écriture pour marcher sur les plateformes du premier…
Entre larmes et crises de jalousie, le couple se déchire, au point ultime où la relation débouche sur des agressions plus violentes.
Ionesco, via cet ouvrage, en conte les détails mais reviens aussi, et surtout, sur le contexte de cette relation toxique.
L’occasion aussi de rétablir certains faits majeurs…
Si elle charge Liberati, elle n’oublie pas d’en faire de même avec elle. C’est tout à son honneur et on pourrait y voir une énième façon de … s’attacher à lui.
Il ressort de cette histoire une image. Celle de deux astres qui évoluent entre noirceur et lumière. Deux astres qui se tournent autour, capturent chacun à leur tour, même si plus marqué chez l’un, l’essence de l’autre. Deux corps noirs aveuglés par la lumière qui tourne autour d’eux.
Ce livre est le récit d’une chute. Une captation de l’autre nécessaire pour se maintenir.
Comme si, jusqu’au bout et malgré tout, derrière ce jeune pervers que l’on décrit, s’y trouver une manière de disculper l’autre en admettant y abattre à sa manière son jeu de cartes.
Un jeu d’échec où le Roi et la Reine sont dupés par une autre pièce maîtresse, le fou.
Fou d’amour, fou de haine, fou de pulsion de vie et de mort…
Comme l’histoire d’Eva Ionesco.
La Bague au doigt
Eva Ionesco
Robert Laffont
22€
(c) Pierre Sinanian/Mi.Ian Galery. Oct 23

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