FASHION
« Toute première fois… »
Voici Mr de Vilmorin défiler pour la première fois au calendrier de la sélecte Haute Couture.
Rien d’étonnant au regard du talent qui est le sien.
Et puisque c’est une première, autant aller à l’encontre de ce qui se fait ou mieux encore, anticiper ce qui ne se fait pas encore.
Alors que la respectueuse dame est (principalement) pensée aux dames, voici une collection portée aussi par les messieurs.
Est-ce donc cela que les jeunes, et par conséquent leur génération, nomme « fluidité » ?!
Si c’est cela, du moins sur ce sujet…, on avouera dès lors, que cette dernière a bien des avantages.
Pour reprendre le titre d’une chanson des années 80, on peut dire sans sourciller « Qu’il est libre Charles ».
Libre de nous emmener où il le souhaite, libre de nous livrer les clefs de son imaginaire, libre encore de briser les chaînes du genre.
Celui qui fut encore récemment, avant que la collaboration ne cesse, directeur artistique de la maison Rochas, propose donc des tenues qu’une femme et/ou un homme pourront porter.
Mais comme il le renseigne dans le dossier de presse : « En blanc, en rouge, en noir. C’est le combat du cheval contre le cygne. L’élan et la peur. La liberté sous pression. Mon premier défilé. Celui dans lequel je mets tout de moi, de A à Z. »
Cheval, cygne, il en question dans deux somptueuses créations. Et, l’une comme l’autre, un hymne à la poésie, la fougue, la délicatesse.
Charles de Vilmorin n’oublie pas les couleurs, les volumes amples, encore moins les motifs colorés si représentatifs de sa création.
Un panel coloré, le noir n’est pas oublié, pour des créations comme à l’habitude fortes de sens.
“Toile brute, satin vert paon, taffetas, lambeaux de franges en perles, entre oversize et drapés, froissements, bords francs, et tailoring, une route cabossée d’apparitions en trois temps. Des manteaux-armures géants et des robes comme soufflées sur la peau nue. Des bombers couture tatoués de regards et de bouches. Des manches interminables. L’œil forme, déforme, reforme. Bords francs, robe siamoise, masques totem. Lignes de faille. Je crois que je sais moins plaire que créer des émotions. » comme le souligne encore le créateur.
Autre signe des temps, la transparence des tenues, celle-là même qui délivre le corps.
Créatif et créateur de sa propre mythologie, Charles de Vilmorin brise les codes pour laisser ses créations nous conter l’évolution du temps, plus encore refléter un état d’esprit reflet du présent er annonciateur du futur.
(c) Pierre Sinanian/Mi.ian Galery. Juil 23
Tags : Haute Couture, Charles de Vilmorin
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